Au gui l'an neuf!

Publié le

Une nouvelle année s'annonce...Qu'elle vous soit la plus heureuse possible en vous souhaitant joie, santé et bonheur!

Au temps des Gaulois, le sixième jour de la première lune correspondant au solstice d'hiver, les druides tout de blanc vêtus coupaient des branches de gui accrochées sur les chênes sacrés à l'aide d'une serpe d'or et clamaient en langue celte à la foule réunie : "O ghel an heu!   ("Que le blé lève!" ).

Cette cérémonie marquait le début d'une nouvelle année. Symbole de l'immortalité, le gui était recueilli dans des draps de lin blanc tendus par des jeunes filles  et ne devait pas toucher terre. Les feuilles de gui, réduites en poudre, étaient portées dans un petit sac autour du cou et protégeaient contre les maléfices...

Durant les siècles suivants, suivant les périodes et les régions, le premier jour de la nouvelle année était variable (1er mars, 1er avril, le jour de Pâques, le 25 décembre, le 1er janvier...) devenant ainsi dans le royaume de France une spécificité régionale.          

 

Ce n'est que le 9 août 1564 que le roi Charles IX, par l'édit signé au château de Rousillon et sous la pression de sa mère Catherine de Médicis, imposa le 1er janvier comme le premier jour de l'année calendaire.

Le 15 octobre 1582, le pape Grégoire XIII instaura le calendrier dit "grégorien" pour l'ensemble des Etats catholiques. Les pays protestants l'adoptèrent beaucoup plus tard. C'est ce calendrier que l'on utilise toujours à l'heure actuelle avec la date du 1er janvier comme Jour de l'An.    

             Comme le chante le poète Pierre Menanteau (1895-1992):

                Pour le meilleur et pour le pire

              Le houx, le gui sont mariés

                   La brume les a fiancés

           Noël conjugue leurs sourires.

     Au gui l'an neuf pour toutes peines

       Au gui l'an neuf pour le bonheur

        Des enfants qui chauffent leurs coeurs

            Au doux soleil des joies humaines! 

Alain Jammet

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article