Dingues de Dindes

Publié le par unipopviv

 

...Je m’appelle Maïs, je suis la dinde graciée à Thanksgiving par le Président des Etats Unis, Trump (le sortant) !
A la veille de NOËL je viens vous dire pourquoi vous pouvez être « dingues » de moi...

Tout a commencé en 1492 avec Christophe Colomb et les Conquistadors espagnols. Pensant avoir atteint les Indes et en voyant mes ancêtres si impressionnantes, si belles avec leurs plumes colorées, ils décidèrent de les nommer tout naturellement « poules d’Inde ».
Au fil de l’histoire, je fus servie à la table des rois. Je trônais aux banquets d’Henri II et de Catherine de Médicis. En mon honneur, le Roi Soleil construisit à Versailles une somptueuse volière et nomma même un « Capitaine des dindons du Roy » !

Dans le langage courant être traitée de dinde n’est pas très flatteur ni très plaisant, pourtant dans la littérature je suis dignement évoquée.

Jules Renard m’a décrite ainsi : « Elle se pavane au milieu de la cour, comme si elle vivait sous l'Ancien Régime. Les autres volailles ne font que manger toujours, n'importe quoi. Elle, entre ses repas réguliers, ne se préoccupe que d'avoir bel air ».
Charles Dickens en me citant dans son populaire cantique de Noël a fait de moi un plat festif.

Pantagruel, le héros de Rabelais « s’en lèche les doigts ».
Et que dire de ce bon révérend Dom Balaguère dans «les trois messes basses» d’Alphonse Daudet... qui, cette nuit-là pendant son homélie, ne rêve que de moi !

« Drelindin din ! Drelindin din ! c’est la messe de minuit qui commence...

- Deux dindes truffées, Garrigou ?

- Oui, mon révérend, deux dindes magnifiques bourrées de truffes.J’en sais quelque chose puisque c’est moi qui ai aidé à les remplir. On aurait dit que leur peau allait craquer en rôtissant, tellement elle était tendue ».

- Dépêchons-nous Dépêchons nous.... Plus tôt nous aurons fini, plus tôt nous serons à table »

Aux Etats-Unis, je suis tout un symbole, Benjamin Franklin voulait que j’incarne l’oiseau national à la place de l’aigle. Quatre villes portent mon nom : Turkey (dinde en anglais).
A 
Thanksgiving, 45 millions de mes consœurs sont croquées ; cette année, ce chiffre sera en baisse d’après les économistes et il en sera certainement de même chez vous en France, vu la recommandation de votre Président, peu de convives pour le repas de Noël.

Cependant si pour ce Noël, vous êtes loin de ceux que vous aimez, nostalgiques des grandes tables d’antan, alors un conseil : ne soyez pas « les dindons de la farce » !
Prenez le temps de me choisir, de me cuire, de me mitonner, de me savourer, farcie aux marrons d’Ardèche, arrosée peut être d’un Saint-Joseph ou autres vins de chez vous, le tout bien sûr avec modération.

Signé « Maïs » clin d’œil de NOËL sous la plume de Françoise ROULET

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