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Publié par Université Populaire du Vivarais

Mon anicétor à  moi n’en est pas un. Vous vous souvenez ? Le 1eravril, Bernard nous avait  fait part du don généreux d’un anicétor à notre association et c’est  bien volontiers que je  le stocke temporairement  dans ma petite salle à manger, une pièce qui est déjà par ailleurs fort encombrée de moult objets aussi beaux qu’inutiles, auxquels j’attache une grande valeur sentimentale. Parmi tous ces trésors trône mon anicétor à moi.  En réalité, ce n’est pas du tout un anicétor, c’est juste une pièce détachée. Mais je l’aime beaucoup.

Cette petite merveille n’a jamais eu de nom, à ma connaissance. En effet, je ne sais pas du tout ni où ni quand cet objet a vu le jour, donc je suis bien en peine de lui donner le prénom du saint du jour de sa naissance. Je ne sais pas non plus du tout à quoi il sert, donc difficile de le nommer par son usage. Peut-être pourrais-je l’appeler Albertor ? Car il vient de la maison de mon grand-père qui se prénommait Albert. Ou bien faut-il l’appeler Adèlor ? car il se pourrait qu’il lui ait été légué par feu la tante Adèle, grande collectionneuse d’objets anciens. Ma seule certitude c’est que j’ai hérité de cet objet suite à la disparition de mes grands-parents maternels, deux brillants enseignants du siècle dernier, tous deux descendants de modestes familles d’artisans, originaires du plateau du Vercors. Hélas ni l’un ni l’autre de ces éducateurs hors pair, bien que pleins d’attentions pour moi, ne m’ont jamais rien dit sur ce morceau de bois.

Donc j’ignore tout de cet Albertor-Adèlor, mais j’ai tout de même constitué sa fiche technique comme suit:

Fiche technique :

La pièce centrale est  taillée dans un bois résistant, probablement du chêne. Elle a une  forme discoïdale,  26 cm de diamètre, et 5 cm d’épaisseur. On pourrait parler d’une roue. Celle-ci est percée en son centre d’un orifice de forme carrée, qui fait penser qu’on l’utilisait peut-être en la glissant sur un moyeu de section carrée.

Le pourtour de la roue est garni de 29 pièces de bois taillées en forme de dents d’engrenage qui mesurent 2,5 cm. Ces pièces sont irrégulières, comme si elles avaient été usées lors de longues heures d’utilisation. L’une d’elles manque et deux sont cassées.

Poids  Albertor-Adèlor pèse 1,743 kg (enfin à peu–près car je l’ai pesé avec ma vielle balance Roberval, et ses poids en laiton massif sont très usés!)

Mon Albertor-Adèlor était-il une pièce d’un outil agricole ? ou bien un élément d’une machine à moudre quelque produit local, ou servait-il à un métier manuel ? je me perds en conjectures.  Et, jusqu’à ce jour, aucun des membres de ma famille, aucun des nombreux amis à qui je l’ai montré n’a apporté de réponse à mon questionnement.  J’ai bien fait quelques recherches sur la toile, avec le mot clé « objets oubliés », pas plus de succès… Mais je l’ai toujours conservé, au fil de mes nombreux déménagements, car je le trouve beau.

Comme mon Albertor-Adèlor ne sert à rien, je ne vous propose pas de vous le prêter, même si cela désencombrerait temporairement mon espace vital. Mais par contre je lance un appel :

Si l’un d’entre vous a une idée de ce que peut être cet objet, à quoi il pouvait servir, de quel ensemble il est une pièce, à quel métier il participait, quel est son nom… alors merci de m’en faire part, car je serais heureuse d’éclaircir le mystère qui l’entoure depuis que je le détiens.

Françoise COSTE-LUC

 

 

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